MANUEL DU SERVANT D’AUTEL

Archiconfraternité de Saint Ètienne

 Grand-Messe

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PRÉPARATION DU SANCTUAIRE

L’autel. Placez les canons d’autel et le pupitre avec le missel ouvert à la page. Allumez six cierges.

La crédence. Sur la crédence doivent se trouver le calice avec le purificatoire, la patène avec l’hostie, la pale, le voile du calice plié et la bourse (qui contient le corporal) de même couleur que les ornements du prêtre, les burettes et le plateau, le manuterge, le bassin et la clochette, et le voile huméral déployé sur l’ensemble. S’il y a un Credo, la bourse peut être mise sur le calice à l’extérieur du voile huméral. Le livre de l’Épître et des Évangiles doit être sur la crédence.

Sur les marches d’autel se trouve le rituel pour l’Asperges. Sauf s’il y a nécessité ou si on en a la permission, personne en dehors du prêtre ou d’un ministre consacré ne doit toucher le calice, la patène, le corporal et la pale.

PRÉPARATION À LA SACRISTIE

Vêtements pour les Ministres consacrés

Le célébrant. Chasuble, étole, manipule, cordon, aube, amict et barrette.

Diacre.(à droite des vêtements du prêtre). Dalmatique, étole, manipule, cordon, aube, amict et barrette.

Sous-diacre. (à gauche). Tunique, manipule, cordon, aube, amict et barrette.

S’il doit y avoir Asperges, les manipules pour les ministres et la chasuble pour le célébrant doivent être posés sur la banquette des ministres, et la chape préparée à la sacristie.

À la sacristie des servants, préparez l’encensoir et la navette, le bénitier et le goupillon, et les flambeaux dont le nombre varie selon la classe de la fête: deux en semaine et aux Messes de Requiem, quatre le dimanche, et jamais plus de six ou huit au maximum.

Le service d’autel à la Grand-Messe comprend les fonctions de thuriféraire, d’acolytes et de porteurs de flambeaux.


Le thuriféraire. Le thuriféraire précède les acolytes au cours de la procession vers le sanctuaire. S’il n’y a pas d’Asperges, il porte l’encensoir et la navette. Le dimanche, il va chercher l’encensoir après l’Asperges. Il se tient debout, encensoir à la main, du côté Épître. Quand le célébrant monte à l’autel, le thuriféraire monte les marches du côté Épître, il remet la navette au diacre de la main droite, et il tient l’encensoir quand le célébrant y met l’encens puis le bénit : il reprend la navette de la main gauche et donne de la droite l’encensoir au diacre qui le passe au célébrant, et le thuriféraire redescend in plano. S’il n’y a pas de cérémoniaire, il pose la navette et retire le porte-missel de l’autel pendant l’encensement ; il le remet ensuite sur l’autel et il attend, côté Épître, la fin de l’encensement. Le thuriféraire reprend l’encensoir au diacre, il va le remettre à la sacristie et il revient au sanctuaire.

Vers la fin de l’Épître, le thuriféraire va chercher l’encensoir et il le rapporte au moment où le célébrant a terminé l’Épître. Il s’approche de l’autel comme précédemment, puis après la bénédiction de l’encens, l’encensoir à la main droite, il rejoint les acolytes et attend le diacre in plano. Après une génuflexion avec les ministres consacrés, le thuriféraire prend place à droite du premier acolyte, face au côté Épître. Après le triple signe de croix, le thuriféraire remet l’encensoir au cérémoniaire, et après l’avoir repris, il retourne à sa place face au côté Épître, en prenant soin de ne pas balancer l’encensoir pendant la lecture de l’Évangile. A la fin, le thuriféraire remet l’encensoir au diacre ; ce dernier encense le célébrant et redonne l’encensoir au thuriféraire. Celui-ci, encensoir à la main gauche, prend position derrière le sous-diacre, il fait génuflexion avec les ministres consacrés, et il attend pour quitter le sanctuaire que le Credo soit entonné.

Quand il n’y a pas de Credo, le thuriféraire fait génuflexion avec le sous-diacre, après que le célébrant a entonné Oremus, et il va avec lui à la crédence. Quand les ministres retournent à l’autel après le Credo, le thuriféraire va chercher l’encensoir et la navette, et il reste debout in plano côté Épître, prêt pour la bénédiction de l’encens comme au début. Après que le célébrant a été encensé, le thuriféraire doit accompagner le diacre qui encense le clergé et le chœur, ainsi que le sous-diacre. Le thuriféraire encensera le diacre à son retour au sanctuaire, puis il encensera d’abord le cérémoniaire, ensuite collectivement les personnes présentes dans le chœur du côté Évangile, au moyen de trois balancements simples de l’encensoir au centre, à gauche et à droite ; il encense ensuite de la même façon les personnes présentes du côté Épître, puis les deux acolytes collectivement, puis enfin le peuple.

Pour encenser les fidèles, le thuriféraire, debout à l’entrée du sanctuaire, fera une légère inclination, d’abord au milieu, puis à gauche et à droite, et, au moyen d’un balancement simple de l’encensoir il encensera d’abord le centre, puis la gauche puis la droite. Après une légère inclination, il retournera au sanctuaire, et fera génuflexion avec les porteurs de flambeaux. Il se retirera avec eux soit à la sacristie, soit à la crédence et après le Sanctus du célébrant, ils reviendront au sanctuaire, thuriféraire en tête. Après une génuflexion commune, thuriféraire au milieu, le thuriféraire ira in plano côté Épître, et y restera debout en balançant l’encensoir, jusqu’à ce que, à l’Hanc igitur, le cérémoniaire ou un des acolytes y mette l’encens ; ensuite, quand les ministres consacrés s’agenouillent, le thuriféraire se met à genoux sur la marche inférieure côté Épître, et à l’élévation, il encense le Saint Sacrement. Après la consécration, il vient au centre et après une génuflexion en même temps que les porteurs de flambeaux, il les précède soit à la sacristie, soit à la crédence. L’encensoir n’étant plus nécessaire ensuite, il le range et retourne au sanctuaire avec les autres servants.

Les acolytes, portant les cierges, marchent de chaque côté de la Croix de procession, derrière le thuriféraire, et quand ils arrivent au sanctuaire, ils se tiennent debout, l’un en face de l’autre à chaque extrémité des marches d’autel. Quand les ministres consacrés arrivent, ils doivent ensemble les suivre, faire génuflexion avec eux, puis poser leurs cierges sur la crédence. Pendant le psaume, le Confiteor et les prières suivantes, ils doivent être à genoux devant la crédence. Pendant le chant du Graduel, ils prennent leurs cierges, puis ils vont au centre conduits par le thuriféraire et restent debout ensemble en face de lui, face à l’autel, un peu en arrière du diacre et du sous-diacre. Quand le cérémoniaire fait signe, les acolytes font génuflexion, ils se retournent et suivent soit le thuriféraire vers le lutrin, se plaçant de chaque côté, soit le sous-diacre qui tient le livre de l’Évangile, face au côté Épître. Le premier acolyte est du côté de l’autel. Les acolytes ne font jamais génuflexion pendant l’Évangile. Ils reviennent ensuite vers la crédence, avec une génuflexion en passant devant l’autel, et posent les cierges sur la crédence.

Pendant le Gloria et le Credo, ils se tiennent debout à chaque extrémité de la banquette des ministres, prêts à les assister, leur donnant leurs barrettes et soulevant leurs vêtements. Ils s’agenouillent à Et incarnatus est.

À l’Offertoire, le second acolyte placera le voile huméral sur les épaules du sous-diacre et il l’attachera par-devant, tandis que le premier sera prêt à suivre le sous-diacre à l’autel avec les burettes, et restera debout sur le côté de l’autel pour les reprendre. Au moment où le diacre encense le célébrant, le premier acolyte prendra le manuterge, le second la burette d’eau et le bassin ; ils s’approcheront du célébrant, verseront l’eau sur ses doigts et lui tendront le manuterge, puis après une légère inclination, ils reporteront burette, bassin et manuterge à la crédence. Le premier acolyte ayant pris la clochette, ils resteront debout jusqu’au moment de s’agenouiller, avec les ministres, pour l’élévation.

Pour l’élévation, ils feront une révérence modérée. Après le Pater, le second acolyte, après génuflexion, montera à l’autel et enlèvera le voile huméral des épaules du sous-diacre, puis, après avoir fait génuflexion avec celui-ci, il portera le voile à la crédence. Là où c’est la coutume, le premier acolyte recevra le baiser de paix du cérémoniaire, et le donnera au second. Après la Communion du célébrant, et quand le sous-diacre enlève la pale, le premier acolyte, après une génuflexion avec les ministres, pose les burettes sur l’autel ; quand il les reprendra, il ira les replacer sur la crédence. Prenant le voile du calice sur la crédence, le second acolyte vient au centre au moment où les ministres changent de place, il fait génuflexion avec le sous-diacre, puis il pose le voile du calice sur l’autel côté Évangile et revient à la crédence. Ils s’agenouilleront pour la Bénédiction, et pendant la lecture du dernier Évangile, ils prendront leurs cierges, iront au centre et après génuflexion, se dirigeront vers la sacristie. Dans les virages, ils prendront soin de rester l’un et l’autre alignés (et alignés avec la Croix), et de ne pas tourner individuellement, faute de quoi ils changeraient de place dans la procession.

Les porteurs de flambeaux, après une génuflexion sur la même ligne, quittent le sanctuaire quand le thuriféraire, après l’encensement des fidèles, les rejoint, et ils vont à la sacristie (ou à la crédence) pour chercher leurs flambeaux. Ils les allument et, après le chant du Sanctus, ils rentrent au sanctuaire, conduits par le thuriféraire. Ils marchent deux par deux, ceux de droite tiennent le flambeau de la main droite, ceux de gauche de la main gauche, la main libre étant posée sur la poitrine. En arrivant au sanctuaire, les porteurs de flambeaux font génuflexion avec le thuriféraire et ils se séparent, puis s’agenouillent in plano symétriquement. Après l’élévation, les porteurs de flambeaux sont debout (sauf dans le cas où on distribue la Sainte Communion ; ils restent alors à genoux jusqu’à ce que le Tabernacle soit refermé) ; ils font génuflexion avec le thuriféraire et ils se retirent à sa suite vers la sacristie. Ils doivent bien prendre soin à se déplacer et à faire génuflexion ensemble.

N.B. Cette édition du manuel des servants d'autel, dont l'original a été publié il y a un siècle par l'Archiconfraternité de Saint-Étienne, comporte des directives qui ne correspondent pas nécessairement à celles du Missel romain de 1962 ou au tutoriel des servants de Messe sur le site Sancta Missa. Ce manuel pourra être utile aux paroisses ou aux personnes qui souhaiteraient rédiger un guide du même genre.
www.SanctaMissa.org
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