Sancta Missa

Rites à observer dans la célébration de la messe
(Ritus Servandus)

Missel Romain 1962

  IV. L’antienne de l’introït, Kyrie eleison et Gloria in excelsis

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1.  Pendant qu’il dit : Aufer a nobis, etc., le célébrant, les mains jointes, monte au milieu de l’autel, où incliné avec les mains jointes posées sur l’autel, de sorte que seuls les petits doigts touchent le bord – c’est-à-dire le milieu de la partie antérieure de la table ou mensa de l’autel – le reste des mains retenu entre l’autel et le corps, les pouces croisés, le droit au-dessus du gauche (ce qu’il observera chaque fois qu’il posera les mains jointes sur l’autel), il dit en secret : Oramus te, Domine, etc. En disant : Quorum reliquiæ hic sunt, il baise l’autel au milieu, en y posant les mains étendues à égale distance de part et d’autre : ce qu’il observera chaque fois qu’il baise l’autel, mais, à partir de la consécration, il ne disjoint pas les pouces des index. Quand il baise, soit l’autel, soit le livre, soit une autre chose, il ne fait point le signe de croix avec le pouce ni avec la main sur la chose qu’il baise.

2.  Ayant baisé l’autel, le célébrant se rend au côté gauche de l’autel – c’est-à-dire, celui de l’épître – où debout, tourné vers l’autel et faisant le signe de croix depuis le front jusqu’à la poitrine, il commence à voix intelligible l’antienne de l’introït, qu’il poursuit les mains jointes. En disant Gloria Patri, gardant les mains jointes, il incline la tête. Quand il répète l’antienne de l’introït, il ne se signe pas comme au début.

Lorsqu’il a répété l’antienne, il revient – les mains jointes devant la poitrine – au milieu de l’autel, où, tourné vers l’autel avec les mains toujours jointes, il dit de la même voix trois fois Kyrie, eleison, trois fois Christe, eleison, et encore trois fois Kyrie, eleison, en alternant avec le servant. Si le servant ou les assistants ne répondent pas au célébrant, il dit lui-même les neuf invocations.

3.  Le dernier Kyrie, eleison dit, si l’on doit dire Gloria in excelsis, le prêtre commence l’hymne de la même voix intelligible, restant au milieu de l’autel, étendant les mains et les élevant jusqu’à la hauteur des épaules (comme à chaque élévation des mains). En disant Deo, il joint les mains et incline la tête vers la croix ; relevant la tête et se tenant debout les mains jointes devant la poitrine, il continue jusqu’à la fin. Quand il dit Adoramus te, Gratias agimus tibi, et Iesu Christe, Suscipe deprecationem nostram, et de nouveau Iesu Christe, il incline la tête vers la croix. Lorsqu’il dit à la fin, Cum Sancto Spiritu, il se signe depuis le front jusqu’à la poitrine, achevant en même temps : in gloria Dei Patris. Amen.

4.  À la messe solennelle, lorsque le prêtre a fait la confession, il monte avec les ministres au milieu de l’autel, où, après avoir dit Oramus te, Domine et baisé l’autel, il impose l’encens dans l’encensoir, le diacre lui présentant la navette tandis que le thuriféraire présente l’encensoir. Le diacre, un peu incliné vers le célébrant, dit : Benedicite, pater reverende et baise la cuiller, ainsi que la main du célébrant, avant et après. Le célébrant impose à trois reprises l’encens dans l’encensoir, disant en même temps : Ab illo benedicaris, etc. ; ayant déposé la cuiller, il bénit l’encens dans l’encensoir en traçant au-dessus le signe de croix avec la main droite.

Ensuite le diacre, ayant rendu la navette, prend l’encensoir et le donne au célébrant, baisant d’abord le haut des chaînes et la main droite du célébrant. Celui-ci, après avoir fait la révérence profonde à la croix, l’encense trois fois sans rien dire. Puis, ayant renouvelé la révérence à la croix, il encense [le fond de] l’autel de trois coups d’encensoir également distribués – comme la disposition des chandeliers – depuis le milieu jusqu’au côté de l’épître, où il abaisse la main et encense la face latérale, en bas puis en haut, de deux coups d’encensoir. Se retournant vers [le milieu de] l’autel et élevant la main, il encense de trois coups la partie antérieure de la surface ou mensa de l’autel, en s’avançant jusqu’au milieu, où il fait la révérence à la croix.

Il encense l’autre côté [du fond] de l’autel de trois coups, en procédant jusqu’au côté de l’évangile, où, de la même manière [que du côté de l’épître], il encense de deux coups les parties inférieure et supérieure du côté de l’évangile. Se tenant [immobile] à cet endroit, il élève l’encensoir et encense trois fois la superficie de la table, en direction du milieu de l’autel, comme il a fait du côté de l’épître.

Ensuite, abaissant un peu la main, il encense la partie antérieure ou front de l’autel, de trois coups d’encensoir, en s’avançant du côté de l’épître jusqu’au milieu de l’autel. Ayant fait la révérence à la croix, il encense de trois coups, de la même manière, le reste de la face antérieure [en s’avançant] jusqu’au côté de l’épître, où il rend l’encensoir au diacre, et lui seul est encensé par celui-ci.

5.  S’il y a sur l’autel des reliques ou des images de Saints, après avoir encensé la croix et lui avoir fait la révérence, et avant de quitter le milieu de l’autel, il encense d’abord de deux coups celles qui sont sur la droite, c’est-à-dire du côté de l’évangile près de la croix ; ayant salué de nouveau la croix, il encense pareillement de deux coups les autres qui sont sur la gauche, c’est-à-dire du côté de l’épître.

Ensuite il procède à l’encensement de l’autel, comme plus haut, de trois coups d’encensoir de chaque côté, même s’il y a plusieurs reliques ou images, et même si le nombre de chandeliers est plus ou moins grand.

6.  Si le tabernacle du Très Saint Sacrement est sur l’autel, après avoir reçu l’encensoir et avant de commencer l’encensement, il fait la génuflexion, et de même chaque fois qu’il passe devant le milieu de l’autel.

7.  Le diacre et le sous-diacre assistent le célébrant de part et d’autre pendant qu’il fait l’encensement ; lorsqu’ils passent devant la croix, ils font toujours la génuflexion.

Ensuite le célébrant, se tenant du côté de l’épître avec le diacre à sa droite et le sous-diacre à la droite du diacre, lit l’antienne de l’introït et Kyrie, eleison.

Quand il entonne l’hymne Gloria in excelsis Deo, le diacre et le sous-diacre, l’un derrière l’autre, se tiennent derrière le célébrant [au milieu de l’autel]. Ensuite ils montent à l’autel de part et d’autre, le diacre à droite et le sous-diacre à gauche, et poursuivent l’hymne à voix basse avec le célébrant jusqu’à la fin. Ils font de même en disant le Credo. Et pendant que le célébrant dit Dominus vobiscum, l’oraison, la préface et Pater noster, le diacre et le sous-diacre se tiennent de la même manière l’un derrière l’autre dans son dos.

8.  Aux messes chantées, si l’on fait les encensements, le célébrant se comporte comme il a été dit ci-dessus pour la messe solennelle ; à la fin, il est encensé par un servant.

      

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