Sancta Missa

Rites à observer dans la célébration de la messe
(Ritus Servandus)

Missel Romain 1962

  III. Le début de la messe

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1.  Après être d’abord descendu devant le plus bas degré de l’autel, le prêtre se tourne vers l’autel. Se tenant au milieu, les mains jointes devant la poitrine, les doigts étendus et joints dans toute leur longueur, le pouce droit placé sur le pouce gauche en forme de croix (comme il fait toujours pour joindre les mains, sauf à partir de la consécration), et la tête découverte, il fait d’abord la révérence profonde à la croix ou à l’autel, ou bien la génuflexion s’il y a le tabernacle du Très Saint Sacrement, se redresse et commence la messe.

2.  S’il doit célébrer en présence du Souverain Pontife, le prêtre prend place devant le degré inférieur de l’autel du côté de l’évangile, où, [tourné vers] le Pontife, il attend agenouillé. Ayant reçu la bénédiction, il se lève et, tourné légèrement vers l’autel, il commence la messe.

En présence d’un cardinal ou d’un légat du Siège apostolique, ou bien d’un patriarche, d’un archevêque ou d’un évêque dans leur lieu de résidence ou de leur juridiction, il attend debout devant le degré inférieur du côté de l’évangile, comme ci-dessus, que le prélat lui fasse signe ; alors il lui fait la révérence profonde et, tourné vers l’autel, il commence la messe.

3.  Toutefois, s’il célèbre solennellement en présence du Souverain Pontife, ou de l’un des prélats énumérés ci-dessus dans les églises de leur juridiction, c’est debout à la gauche du prélat qu’il fait avec lui la confession, et il observe tout ce qui est prescrit dans le Pontifical et le Cérémonial romains.

4. Debout donc devant le plus bas degré de l’autel, comme on l’a vu, le célébrant fait le signe de croix avec la main droite depuis le front jusqu’à la poitrine, en disant à voix intelligible : In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Et à partir de ce moment, il ne doit plus prêter attention à ceux qui célèbrent à d’autres autels, y fût-on à l’élévation du Sacrement, mais il poursuivra sa messe sans interruption jusqu’à la fin. Ce qu’on observe également à la messe solennelle, et de même de la part des ministres.

5.  En se signant, il pose toujours la main gauche au-dessous de la poitrine ; pour les autres bénédictions à l’autel, quand il bénit les oblats ou autre chose, il la pose sur l’autel, à moins d’indication différente. En se bénissant [c’est-à-dire : se signant], il tourne vers soi la paume de la main droite et, tous les doigts de cette main étant joints et étendus, il trace le signe de la croix du front à la poitrine et de l’épaule gauche à l’épaule droite. S’il bénit d’autres personnes ou un objet, il dirige le petit doigt vers ce qu’il bénit, et en bénissant il étend toute la main droite, dont tous les doigts sont également joints et étendus : ce qu’on observe dans toutes les bénédictions.

6.  Après avoir dit : In nomine Patris, etc., comme ci-dessus, joignant de nouveau les mains devant la poitrine, d’une voix claire il prononce l’antienne : Introibo ad altare Dei. Le servant à genoux, en retraite à sa gauche, et, à la messe solennelle, les ministres debout de part et d’autre, poursuivent : Ad Deum qui lætificat iuventutem meam. Ensuite, se tenant debout de la même manière, le prêtre commence et poursuit en alternance avec le servant, ou avec les ministres, le psaume : Iudica me, Deus jusqu’à la fin avec Gloria Patri. À la fin, il répète l’antienne Introibo avec [le servant ou] les ministres comme avant.

Ce psaume n’est jamais omis, sauf aux messes des défunts et aux messes du Temporal depuis le premier dimanche de la Passion jusqu’au Jeudi saint inclus ; dans ces cas, ayant seulement dit l’antienne Introibo une fois avec les ministres, comme ci-dessus, le prêtre ajoute aussitôt : V/. Adiutorium nostrum, etc. comme ci-dessous.

En disant Gloria Patri, etc. à la fin du psaume, il incline la tête vers la croix.

7.  Ayant répété l’antienne Introibo, il fait le signe de croix avec la main droite depuis le front jusqu’à la poitrine, et dit V/. Adiutorium nostrum in nomine Domini. R/. Qui fecit cælum et terram. Puis, s’inclinant profondément vers l’autel, les mains jointes, il dit : Confiteor Deo, comme dans l’Ordinaire de la messe ; et il poursuit de la même manière, debout et incliné, jusqu’à ce que le Misereatur ait été dit par le servant ou les ministres : lorsqu’ils commencent le Confiteor, il se redresse. En disant mea culpa, il se frappe trois fois la poitrine de la main droite, la gauche étant posée au-dessous de la poitrine.

8.   En présence du Souverain Pontife, d’un cardinal, d’un légat du Siège apostolique – ou bien d’un patriarche, d’un archevêque ou d’un évêque, dans leur province, leur ville ou leur diocèse – à la place de : vobis, fratres, il dira : tibi, pater ; de la même manière à la fin, au lieu de : vos, fratres, il dira : te, pater ; ce disant, il fléchit le genou vers le Souverain Pontife, il s’incline profondément vers les autres prélats.

9.  En répondant Confiteor (fût-ce en présence du Souverain Pontife) le servant et l’assistance disent tibi, pater et te, pater en se tournant un peu vers le célébrant.

10.  Lorsque les assistants ont fait la confession, le célébrant debout répond : Misereatur vestri, etc. Puis, faisant le signe de croix avec la main droite depuis le front jusqu’à la poitrine, il dit : Indulgentiam, etc. ; et s’il est évêque ou abbé, comme ci-dessus, il prend le manipule, après l’avoir baisé au milieu. Debout et incliné, les mains jointes, il continue d’une voix claire : Deus, tu conversus et ce qui suit dans l’Ordinaire de la messe, jusqu’à l’oraison Aufer a nobis, etc. [exclusivement]. En disant Oremus, il étend puis joint les mains.

11.  Alors, s’il célèbre en présence du Souverain Pontife ou des autres prélats énumérés ci-dessus, après avoir fait la génuflexion vers le Souverain Pontife et la révérence profonde vers les autres prélats, il se rend au milieu de l’autel devant le degré inférieur, où il commence en secret : Aufer a nobis, comme dans l’Ordinaire de la messe.

12.  En quelques occasions, le psaume Iudica me, Deus avec son antienne, la confession et l’absolution, les versets qui suivent, ainsi que les oraisons Aufer a nobis et Oramus te, Domine, sont omis selon les normes du n. 424 des rubriques. En ces cas, le célébrant, après avoir salué l’autel, y monte sans rien dire et, ayant disposé le calice, baise l’autel, toujours sans rien dire ; puis, à moins qu’on n’encense l’autel, il commence l’antienne de l’introït, du côté de l’épître, comme ci-après.

      

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