1. Le prêtre qui va célébrer la messe consacrera
quelque temps à la prière, en employant s’il le désire les prières [de
préparation imprimées plus loin dans le Missel].
Puis il se rend à l’endroit, préparé dans la sacristie ou ailleurs, où
se trouvent les ornements et les autres objets nécessaires à la
célébration. Il prend le missel, y recherche la messe, en parcourt le
contenu et dispose les signets aux textes qu’il va dire. Puis, il se
lave les mains en disant la prière qui se trouve plus loin.
Ensuite il prépare le calice (qui doit être d’or ou
d’argent, ou du moins avoir la coupe d’argent, dorée à l’intérieur, et
qui – tout comme la patène, également dorée – doit avoir été consacré
par l’évêque). Il pose par-dessus l’ouverture du calice un
purificatoire propre, et sur celui-ci la patène avec une hostie
entière, qu’il essuie légèrement, si c’est nécessaire, pour la
débarrasser des particules, et il la couvre avec la petite pale de lin,
puis avec le voile de soie. Sur le voile, il pose la bourse de la
couleur des ornements, renfermant le corporal plié, qui doit être fait
exclusivement de lin et sans broderie de soie ou d’or au milieu, mais
entièrement blanc, et bénit comme la pale par l’évêque ou par un autre
qui en a le pouvoir.
2.
Cela fait, il s’approche des ornements, qui ne doivent point être
troués ou déchirés, mais en bon état, décemment propres et beaux, et
semblablement bénis par l’évêque ou par un autre qui en a le pouvoir.
Là, les pieds chaussés et revêtu des habits de son état, dont du moins
celui de dessus descend jusqu’au talon, il se revêt des ornements, en
disant pour chacun les différentes prières marquées plus loin.
3. Tout d’abord, prenant l’amict par les extrémités et les cordons, il
le baise au milieu où se trouve une croix et le met sur la tête ;
aussitôt, il l’abaisse sur le cou, en couvre le col de ses habits, fait
passer les cordons sous les bras, puis derrière le dos, les ramène
devant la poitrine et les attache. Ensuite, il revêt l’aube, passant
d’abord la tête, puis le bras droit dans la manche droite, ensuite le
bras gauche. Il arrange l’aube autour du corps et, la relevant
par-devant et sur chaque côté, se ceint avec le cordon que le servant
lui présente par derrière. Le servant relève l’aube tout autour du
cordon, afin qu’elle tombe décemment et couvre les habits ; il dispose
le bas de telle manière qu’il soit de tous côtés également élevé de
terre de la largeur d’un doigt environ.
Le prêtre prend ensuite le manipule, baise la croix au milieu, et
le met au bras gauche. Ensuite, prenant l’étole des deux mains, il la
baise de la même manière, pose le milieu sur son cou, et la fait
traverser devant sa poitrine en forme de croix, faisant passer à droite
la partie qui descend de l’épaule gauche, et à gauche la partie qui
descend de l’épaule droite. Puis, avec les extrémités du cordon, il
attache chacun des deux côtés de l’étole à ce même cordon de part et
d’autre. Enfin le célébrant prend la chasuble, et il est convenable
qu’il se couvre la tête.
4.
Si le célébrant est évêque, ou abbé bénit ayant l’usage des
pontificaux, il ne croise pas l’étole devant la poitrine, mais en
laisse pendre les deux extrémités de part et d’autre ; et avant de
prendre l’étole il prend la croix pectorale, qu’il baise et met à son
cou, la laissant pendre devant la poitrine au bout des cordons. Il ne
prend pas non plus le manipule avant l’étole, sinon aux messes des
défunts, mais il le prend à l’autel, lorsqu’il dit Indulgentiam après la confession, et l’ayant baisé d’abord.
5.
S’il est évêque, ou abbé comme ci-dessus, et qu’il célèbre
solennellement, il revêt les ornements et il se comporte pour le reste
selon les indications du Pontifical et du Cérémonial.