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HISTOIRE DU LATIN DANS L’ÉGLISE
1. Pourquoi la Messe est-elle dite en latin ?
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La
Foi catholique, qui est si bien exprimée dans la Sainte Messe, fut
diffusée dans tout l’empire romain par les Apôtres et les premiers
missionnaires chrétiens. La langue commune de cet empire était le
Latin, mais dans sa partie orientale, c’était le Grec qui était la
langue vulgaire. Ainsi, alors que Grec et Latin étaient tous deux les
langues liturgiques du rite romain, la préférence fut finalement donnée
au Latin, le Grec restant quelquefois en usage. De plus, de nombreux
Papes ont constamment enseigné que le Latin avait des vertus spéciales
en tant que langue de prière du rite romain, nous permettant ainsi
d’être en union avec nos ancêtres dans la Foi.
Le Latin est un
symbole visible de l’universalité et de l’unité de l’Église, ce qui
nous aide à garder le lien d’unité avec notre source commune, Rome,
« Mère et Maîtresse de toutes les nations. » |
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2. Les
langues des différentes nations ont changé au cours de
l’histoire ; pourquoi l’Église s’attache-t-elle au Latin, qui est
une langue morte ?
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Du
fait que les langues modernes continuent à se développer, le sens des
mots évolue. Ainsi, bien que l’actuelle Messe vernaculaire ne remonte
qu’à 1970, une nouvelle traduction est déjà en préparation, au milieu
de grandes controverses quant à la meilleure traduction. Étant une
langue morte, le Latin au contraire est immuable, et c’est la référence
à laquelle se réfèrent toutes les traductions. Il aide donc fortement à
garder l’unité de culte et de prière. Le Latin est un rempart contre le
danger de ré-interprétation de la signification authentique et immuable
de la Messe, danger qui peut résulter de changements trop fréquents. |
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