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LA PARTICIPATION ACTIVE DES FIDÈLES LORS DE LA MESSE LATINE TRADITIONNELLE
| 1. À la Messe latine traditionnelle, est-ce que le peuple chante ou dit les prières avec le prêtre? |
Tout
comme à la célébration de la Messe sous sa forme ordinaire (Messe post
Vatican II), le prêtre récite seul de nombreuses prières au cours de
la Messe sous sa forme extraordinaire (Missale Romanum de 1962). À la
Grand-Messe, alors que le chœur se charge des chants de l’Ordinaire
(fixes) et du Propre (variables), le peuple est encouragé à chanter les
réponses (i.e. Amen, Et cum spiritu tuo, Dignum et justum est, etc.),
et si possible l’Ordinaire (i.e. Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus
Dei). À la Messe basse, le peuple peut chanter des hymnes avec le
chœur. À la forme spéciale de la Messe basse appelée Messe dialoguée,
célébrée en certains endroits, le peuple peut aussi réciter certaines
des réponses avec les servants d’autel.
Un nouveau venu à la
forme extraordinaire du rite de la Messe notera qu’à la Grand-Messe, il
arrive souvent que le chœur chante alors que le prêtre est en train de
prier silencieusement à l’autel. Les deux prières se chevauchent parce
qu’il faut plus de temps au chœur pour chanter sa partie qu’au prêtre
pour dire la sienne.
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2. Dans la forme extraordinaire, pourquoi le prêtre prie-t-il à voix basse?
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À
la célébration de la Messe latine traditionnelle (usus antiquor), le
prêtre utilise trois tons de voix (basse, moyenne et haute). Ainsi, la
voix basse est utilisée pour les prières encadrant la Consécration et
la Consécration elle-même, au moment où le prêtre dit silencieusement
les paroles de consécration, par lesquelles le pain et le vin sont
changés en Corps, Sang, Âme et Divinité du Christ
(transsubstantiation). La voix moyenne est utilisée quand le prêtre
doit se faire entendre des ministres sacrés et des servants qui se
tiennent près de l’autel, et la voix haute est employée pour les textes
de la Messe que tous doivent entendre.
Par conséquent, il est
bon pour le fidèle de suivre dans son missel afin de pouvoir méditer
les prières de la Messe. Le silence qu’il garde pendant le Canon de la
Messe traduit le respect ineffable par lequel il rend grâce au Père
pour le mystère du sacrifice suprême du Christ rendu de nouveau actuel
sur l’autel. La première fois qu’un nouveau venu assiste à l’Usus
antiquor selon le missel de 1962, il est également surpris que la
majeure partie de la Messe se passe en silence. Au moyen du silence de
la Messe, nous entrons dans un silence contemplatif et sacré, silence
sur lequel plane le Saint-Esprit. Ce silence sacré dans la Messe
traditionnelle est un silence éternel qui ouvre sur l’éternité.
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